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Extrait cours – Fabriquez un porte-cartes en cuir de A à Z

cours fabriquer porte carte volets cousu main au point sellier

Nous allons voir ensemble la fabrication complète d’un porte-cartes à volets en cuir.
Ici j’ai pris le modèle vertical, le modèle horizontal est basé sur la même logique.


Avant de commencer

La façon dont je travaille m’est propre,
vous n’êtes pas obligé de suivre cet ordre,
c’est la méthode qui ME correspond, selon les matières et outils que j’utilise, et des finitions que JE désire.

Je ne suis aucun process classique ou conventionnel de façon “aveugle”,
juste une logique par l’expérience, une logique empirique.
Chaque projet aura son propre process de fabrication.

Pas de recette universelle donc,
la seule que je connaisse est celle de s’adapter à chaque projet 🙂


N’hésitez donc pas à essayer d’autres processus, d’autres ordres pour les étapes, je ne suis là que pour vous “conseiller” et partager mon expérience pas pour faire des clones … 🙂


A vous de vous faire la votre !


La matière

J’utilise dans ce cours du cuir au tannage végétal, les procédés et techniques sont donc adaptés à ce type de cuir.
De plus j’utilise un cuir de qualité supérieur,
les finitions en sont donc facilitées
(ce n’est pas pour rien que je l’utilise, gain de temps et d’énergie en plus de la qualité de la matière sur le produit fini, investissement de départ largement amorti).

Pour un cuir au tannage aux sels de chrome,
les tranches ne se travailleront pas de la même façon,
il faudra utiliser des produits adaptés
(cire-tranche ou teinture de tranche, sorte de peinture acrylique mélangée à de la cire ou d’autres produits, qui se dépose sur la tranche).
Je ne pratique pas ce type de cuir ni ces produits,
je vais donc me concentrer sur le tannage végétal.


2 vidéos pour voir comment sont présentés les étapes


Tracer le patron

J’utilise une pointe à tracer
(une très grosse aiguille triangulaire enfoncée de force dans un manche, attention la pointe doit être arrondie pour ne pas blesser la fleur du cuir)
pour marquer les contours de ma pièce.

Attention à bien marquer les points pour les fentes CB.

Vous pouvez utiliser un poids posé sur le patron pour l’empêcher de glisser (le carton à chocolat, ça glisse sur le cuir, c’est le cas ici 🙂 )


Couper les pièces

Je coupe en premier grossièrement mes pièces,
ainsi j’ai moins de matière à découper par la suite
et je suis plus libre de bouger les pièces
(ce sont elles qui tournent, pas ma main 😀 )
Je ne risque pas d’abîmer le reste de la peau qui peut être directement rangé.
Observez qu’un outil bien affûté et entretenu, c’est doux et tranquille pour travailler 🙂

S’il y a coloration, elle est faite après l’étape de la coupe grossière et une fois que tout est prêt (teinture/finitions), je découpe de façon précise.


— Fin de l’extrait —

Je montre donc dans ce cours toutes les étapes que j’utilise pour fabriquer ce porte-cartes en cuir.

Rien de caché, pas de trucs compliqués …

Pour obtenir la totalité de ce cours, rendez vous sur cette page 

A tout de suite !!

Tithouan

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Extrait cours affûtage

— Extrait du cours —

 

Je croise de nombreuses personnes à galérer pour obtenir des outils de coupe efficaces, car dès que l’on sort du cutter ou autre lame jetable pour investir dans des outils durables, il faut apprendre à les préparer et les entretenir.

Selon l’outil, l’acier utilisé pour le fabriquer, le type et l’épaisseur du cuir à couper, il y a beaucoup de paramètres à prendre en compte.
Un principe reste tout de même, on affûte et affile en montant le grain (la finesse).

 

Autre point : le besoin que l’on a de l’outil
Aimer que son outil coupe comme un katana est plaisant c’est sûr mais pas toujours utile et risque de vous faire passer plus de temps sur l’aiguisage que sur le travail du cuir.

 

De nombreux couteliers ou spécialistes du tranchant ne prennent pas en compte ce point de vue, pour eux il faut trouver “le saint Graal de la coupe”, normal c’est leur passion et il n’y a pas de mal à ça.
Juste que ce n’est pas le même saint Graal pour l’artisan qui n’a pas l’équipement d’un coutelier et pas forcement le temps ni l’envie pour ça
(lui ce sera plutôt un outil qui tient la coupe longtemps et surtout qui s’entretient facilement et rapidement avec le moins d’outillage possible)

Ce point juste pour dire que les conseils donnés par les spécialistes peuvent être très bons, mais pas toujours adaptés à notre cas, donc sachez que si vous demandez à un spécialiste des aciers ou de la coutellerie de vous fabriquer un outil, prévenez le de votre matériel et niveau d’aiguisage, de vos besoins, qu’il puisse s’adapter à vous et non l’inverse 🙂

 

Dernier détail mais pas des moindres, utiliser l’outil sur des surfaces adaptées, couper du cuir sur du verre est tout sauf correct car le fil de la lame va être aplati très vite. En revanche parer sur du verre ou une pierre lisse est recommandé car cela permet de ne pas entamer le plan de travail et entretient le fil de l’outil.

 

Un bon support, une bonne utilisation et c’est du travail en moins sur l’entretien !


 

Différence entre affûter et affiler.

Premier point important qui va nous faire gagner du temps ! Si si !

Affûter une lame, c’est retirer de la matière pour lui donner un angle de coupe, créer un “taillant” (une arête).
Affiler une lame c’est entretenir cet angle pour que le fil reste fin et tranchant en lissant le métal.

La plupart du temps donc, nous n’aurons besoin que d’affiler (polir) nos lames ou nos tranchants, donc pas besoin de passer 4h avant chaque séance pour préparer ses outils, qu’on se rassure !
 
Quelques minutes suffisent.

Pour ma part, je n’affûte l’ensemble de mes outils qu’une à deux fois l’année (selon les outils), j’utilise des outils de qualité qui tiennent bien la coupe et sur un support et une utilisation adaptée.

Un tranchet n'”est pas un tournevis, une cornette n’est pas pied de biche !

 
En revanche j’affile parfois plusieurs fois par jour selon les outils et le nombre d’utilisation (grosse journée lol).

Mais ce ne sont que quelques minutes qui me permettent un travail de qualité 🙂

Un détail important à noter :
Il ne faut pas attendre que la lame ne coupe plus pour s’en occuper !!!!!
Si la lame ne coupe plus, cela veut dire que le fil a disparu ou s’est écrasé, donc il va falloir en refaire un (et c’est là que l’on perd du temps !)

Je recommande donc d’entretenir ses outils sans attendre que la coupe soit moins bonne. Il vaut mieux 5 petits entretiens de quelques secondes dans l’après midi, qu’une heure à refaire un fil avec tous le matériel et les risques que cela implique pour ceux qui ne maîtrisent pas.

C’est une habitude à mettre en place. En général j’affile toujours un outil que j’ai utilisé quand j’ai fini de travailler (sans parler pendant le travail), ainsi mon outil est prêt pour la session suivante.

et dernière chose : affûter est salissant, donc attention à vérifier vos mains avant de vous remettre à travailler le cuir … 🙂


 

Un tranchant c’est quoi ?

Revenons à la base, un tranchant est une arête “vive” affinée, la zone la plus fin est nommée “fil”, c’est lui qui va entrer en premier en contact avec la matière et la couper.
(fil … affiler … vous faîtes le lien ? 🙂 )

Il existe différents types de profils de tranchants (émouture) selon les outils et besoins.

Voyons ensemble les émoutures les plus courantes dans les outils pour le cuir ‘d’autres existent mais beaucoup plus rare pour nos métiers).



Très efficace et facile d’entretien (il n’y a qu’un plat). Très courant pour les outils de coupe.



Comme pour le biseau, efficace et simple (2 plats), et équilibré pour la coupe.



Plus utilisé pour les couteaux utilitaires ou pour les outils de “frappe” comme la hache, sa forme rend le fil plus résistant. Peu utile dans le travail du cuir



Souvent ce qui est produit en usine ou pour certains couteaux basiques.



Utilisé pour les rasoir, ce type d’émouture rend la lame plus souple, utile sur du cuir très fin ou foulonné, mais peu sur du cuir plus épais.


Bon là nous ne sommes plus dans une efficacité de coupe ……….


Chacun de ces profils a ses avantages et inconvénients et surtout une utilité et se trouve adapté ou non à certains outils. 

 

— Fin de l’extrait —

 

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Pour obtenir la totalité de ce cours, rendez vous sur cette page

Cours pour apprendre à affûter et entretenir ses outils pour le cuir, maroquinerie

 

 

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Marteler la couture pour une meilleure finition

Réaliser une belle couture au point sellier, c’est un plaisir, mais souvent le cuir plisse à cause du serrage de la couture et le fil ressort beaucoup, parfois de façon irrégulière. Marteler la couture peut permettre d’avoir un rendu de finition plus poussé.

 

 

Marteler permet d’écraser le fil et de l’intégrer au cuir, mais aussi d’aplanir les « plis » du cuir si le serrage est un peu fort, et refermer les trous d’alêne sur le fil.

Bref, c’est un geste à mon sens à faire pour avoir une belle finition de couture.

 

 

 

Ne pas prendre n’importe quel marteau pour marteler la couture, il faut un marteau à panne arrondie et lisse (poli miroir) pour ne pas blesser le cuir.

Plus couramment appelé « marteau à planer », il ne sert pas à planter des clous !

Il faut conserver le lissage de la panne du marteau pour ne pas marquer le cuir.

 

J’utilise à titre personnel un marteau que j’ai spécialement dédié au martelage (et uniquement à ça), un ancien marteau à sucre en laiton … (« toffee hammer » en Anglais).

 

Petit, lourd, simple, efficace et pas cher.

 

 

Pour le geste, c’est basique … attention à ne pas trop pencher le marteau et ne pas blesser le cuir (personnellement j’ai vraiment arrondi les tranches de la panne du marteau), on écrase le fil et le cuir, sans trop appuyer non plus.

 

Le fil s’écrase beaucoup sur le coup, mais regonfle par la suite au moment de la finition à l’encaustique.

Il s’incruste dans le cuir (si on démonte la couture, on peut constater que le fil crée une gorge dans le cuir)

 

 

Utiliser un tas bien lisse et sans arêtes tranchantes ou blessantes aide beaucoup (type mini enclume), cela demande moins de force et aide à la régularité.

Le cuir aussi s’écrase et c’est tant mieux, les plis ou bosses s’effacent,  le cuir redevient lisse et régulier.

 

Marteler les coutures est un geste souvent oublié, qui pourtant améliore grandement le rendu général de l’article en cuir fabriqué, à vous de jouer.

 

A bientôt

Tithouan

PS : Cet article est directement tiré de la formation en ligne

“apprendre la couture au point sellier”

 

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Tracer une ligne de couture

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Tracer les lignes de couture est une étape très importante car elle participe au rendu final de la couture.

C’est donc à ne pas prendre à la légère car difficile à rattraper par la suite.

 

 

Que l’on fasse ses lignes avant ou après découpe (choix selon projet), il est important que la ligne de couture tracée à l’aide d’une pointe sèche, soit suffisamment marquée pour accueillir la pointe de l’alêne, la molette ou griffe à marquer les points, ou encore une griffe à frapper.

 

En effet le creux de cette ligne va servir de guide pour placer les outils et être régulier dans sa couture.

 

Autre élément important : il vaut mieux tracer moins que trop !

 

Je m’explique : si vous tracez un endroit où la couture ne sera pas présente, ce sera visible et inesthétique. Je vous conseille donc de faire attention à tracer un peu moins.

 

Par exemple, si j’ai un coin, je le marque avant de tracer en faisant un point et ma ligne vient se « jeter » dedans sans dépasser.

 

Si je n’ai pas de coin et que je ne sais pas directement où ma fin de couture va tomber (chose rare pour ma part car je le prévois et vous invite à le prévoir mais cela demande une certaine habitude), j’arrête ma ligne 5mm avant la zone, quitte à revenir dessus par la suite au bon moment.

 

A bientôt

Tithouan

 

PS : Cet article est directement tiré de la formation en ligne

“apprendre la couture au point sellier”

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Pourquoi mon fil de couture casse ?

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Mon fil casse ! Que se passe-t-il ?

 

Il faut bien se poser la question si le fil est adapté à la couture au point sellier.

En effet, la technique de couture au point sellier fait que la longueur de fil passe dans chaque trou et le frottement du fil contre le cuir finit par user les fibres du fil.

 

Pour éviter ce souci, il faut utiliser un fil adapté à la couture main : un fil poissé ou ciré.

 

Si le fil n’est pas ciré ou poissé au départ, on peut le faire juste avant de coudre en passant la longueur de fil dans un pain de poix ou de cire (en insistant bien au niveau du chas de l’aiguille).

 

Cette poix ou cire va protéger le fil et atténuer l’usure. Il faut parfois repasser le fil plusieurs fois dans le pain (surtout pour les grandes coutures).

 

A bientôt

Tithouan

 

 

 

Cet article est tiré d’un e-book téléchargeable gratuitement

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“Les trucs et astuces de la couture au point sellier”

 

 

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Pourquoi des aiguilles aux pinces

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Voici un point de connaissance simple mais bon à connaître pour bien choisir son matériel.

C’est quoi des aiguilles aux pinces et pourquoi ce nom ?

 

Le terme pince est ajouté non pas parce qu’il faut une pince et tirer comme une brute pour sortir l’aiguille, mais parce que ce sont des aiguilles pour coudre à la main avec une pince à coudre (ou un banc ou chevalet etc.).

C’est donc un raccourci pour dire “aiguille pour coudre avec une pince à coudre”.

 

La particularité de ces aiguilles : elles ont un bout rond.

Elles ne piquent pas, pour justement éviter de percer le cuir (les trous sont faits à l’alêne avant).

Le bout rond permet de trouver plus facilement le trou déjà percé, sans abîmer le cuir.

 

A bientôt

Tithouan

 

 

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“Les trucs et astuces de la couture au point sellier”

 

 

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La pince pour coudre

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Devant le choix et les prix des pinces à coudre, pas facile de faire un choix.

 

Pour commencer, il existe deux particularités : pince penchée ou droite ?

 

La pince penchée est traditionnellement utilisée pour la sellerie et la bourrellerie, assez peu pratique en maroquinerie où l’on peut être amené à coudre dans différents sens.

La pince droite permet de voir des deux côtés de couture, et surtout de coudre dans le sens de couture de son choix. Je recommande une pince droite pour celles et ceux qui veulent faire de la maroquinerie.

 

Voici une liste (non exhaustive) des modèles existants (du moins les plus utilisés en maroquinerie)

 

  • La pince à coudre : se positionne entre les jambes, ces dernières font la pression, pour la maroquinerie, risque de fatigue
  • Le valet de couture : se pose sur une chaise ou une table, la pression est souvent faite par un mécanisme réglable
  • Le chevalet ou banc de couture : là c’est un meuble, pression faite par une pédale au pied ou un mécanisme réglable

 

Il existe d’autres variantes, je ne cite que celles qui sont les plus courantes.

 

Pour choisir, voyez en fonction de vos besoins, de vos moyens, je vous invite quoi qu’il arrive à avoir au minimum une pince à coudre, c’est un temps fou de gagné par le confort et la précision que cela apporte.

 

A bientôt

Tithouan

 

 

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“Les trucs et astuces de la couture au point sellier”

 

 

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Dans quel sens coudre ?

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Autre question intéressante : Dans quel sens coudre ?

Vers soi ? Vers l’extérieur ?

 

Quand on a compris la logique de couture du point sellier, je réponds : peu importe.

MAIS !

Car oui il y a un mais, il existe une raison pratique à coudre dans un sens précis : vers soi (on part de l’extérieur).

 

Pour des raisons de confort et d’usure de fil (le fil passe dans chaque trou), habituellement, on ne dépasse pas l’écart des bras tendus.

Penser à la direction de couture permet donc de gagner en longueur de fil, et donc de réaliser des couture plus longues.

 

POURQUOI VERS SOI ?

Un phénomène simple et mathématique est en œuvre (non ne partez pas c’est simple !).

 

Le point B représente le niveau de vos bras tendus. BC c’est votre torse, AC vos jambes en position assise 🙂

Lorsque le fil est en place, le point de départ (A extérieur, vos genoux quoi !), l’arrivée (C vers soi) et la longueur de fil (AB) forment un triangle (rectangle).

 

 

Résultat, si on part de l’extérieur vers soi (vos genoux … le point A), la longueur de fil (hypoténuse AB) est plus importante que si l’on part de soi vers l’extérieur (point C, votre ventre vers A).

Mathématiquement, l’hypoténuse est le côté le plus long d’un triangle rectangle, donc la longueur de fil sera plus longue, pour un même écart de bras.

Pour faire simple : AB>CB

 

La question ne se pose pas pour des petites distances à coudre, ceci n’étant que pour pouvoir faire de plus grande longueur de couture avec un même écart de bras.

 

A bientôt

Tithouan

 

 

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“Les trucs et astuces de la couture au point sellier”

 

 

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A quelle distance coudre du bord ?

La grande question existentielle que voici : a quelle distance doit-on coudre du bord ?

 

Il n’y a pas de règle précise mais le choix d’un rendu esthétique ! Donc différent d’une personne à l’autre.

 

C’est plutôt une bonne nouvelle non ?

 

Voici ma méthode pour savoir à quelle distance coudre :

 

La même distance que l’écart de couture.

 

C’est simple et je trouve que le rendu est agréable à regarder. En somme une couture avec des points de 5mm d’écart, je fais ma ligne de couture à 5mm du bord. Pareil pour un écart de 3mm.

 

Attention : par choix esthétique, je ne dépasse pas 6mm du bord. Je trouve que le cuir risque de trop plier, s’ouvrir etc. et il vieillit moins bien … Donc si j’ai un point de 10mm d’écart, je fais à 6mm du bord.

 

A bientôt

Tithouan

 

 

 

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“Les trucs et astuces de la couture au point sellier”

 

 

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Couture main ou couture machine

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On se perd souvent entre “couture machine” (le terme exact est “piqûre machine”) et “couture main” …
Pourtant, la mise en œuvre est très différente.

 

Pour commencer, le point de couture à la main le plus utilisé est le point sellier (avec certaines variantes). Pour le point utilisé pour la machine à coudre, le plus courant est le point navette.

ATTENTION : il est possible de faire un point navette à la main (avec un outil nommé alêne automatique).

 

Voyons les principales différences :

 

Le parcours du fil

Couture point sellier : le fil passe de chaque côté de la surface à coudre, ce qui fait que le fil fait un point au dessus, puis au dessous, puis au dessus.

Couture machine : le fil reste du même côté, le croisement (qui permet la tenue) se fait dans l’épaisseur de la surface à coudre.

 

Le type de fil

Couture point sellier : des fils assez rigides et surtout poissés ou cirés pour résister à l’usure (la longueur de fil passe dans chaque trou)

Couture machine : fil souple qui n’est pas poissé ou ciré (risques d’encrassement de la machine et la longueur de fil ne passe qu’une fois dans le trou)

 

L’outillage

Couture point sellier : outillage uniquement manuel (alêne, griffe, aiguilles à bout rond etc.)

Couture machine : machine à coudre ou alêne automatique, aiguilles de machine à coudre (spécial cuir).

 

 

Avantages / Inconvénients

 

  Avantages Inconvénients
Point sellier Très solide (conception et fils poissés)
Pas besoin d’énergie (électricité) ce qui permet la mobilité
Plus long à mettre en œuvre et demande une maîtrise des outils manuels
Point navette main Permet de faire un point navette avec des fils poissés ressemblant au point sellier
Ne demande pas d’énergie (mobilité)
Moins solide que le point sellier
Point navette machine Rapide Moins solide
Demande d’utiliser une machine qui peut tomber en panne (technique)
Besoin d’électricité ce qui réduit la mobilité
(sauf pour le cas d’une machine non motorisé)

 

A bientôt

Tithouan

 

 

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Soyez patient, ce n’est pas automatique, je dois le faire manuellement, merci de votre compréhension 🙂

Si vous avez déjà acheté chez decocuir, l’adresse ne fonctionnera pas, ce n’est que pour les nouveaux clients …

A bientôt 🙂

Tithouan

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Quel taille de fil, aiguille et alêne choisir ?

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Quoi de plus rageant que de galérer à coudre ! Quand on voit que certains font ça avec une fluidité et une aisance déconcertante, il y a de quoi se poser des questions.

 

Cela peut venir de plusieurs raisons liées à un point clé : le rapport de taille entre le fil, l’aiguille et l’alêne.

Car il faut que ces trois “inséparables” soient accordés pour que la couture soit fluide.

 

Le plus souvent, selon le choix de couture à faire, on dispose de plusieurs épaisseurs de fil, plusieurs tailles d’aiguilles et plusieurs alênes (à titre personnel, j’utilise deux tailles, point fin et point plus gros).

 

L’erreur à ne pas commettre quand on commence la maroquinerie, c’est de prendre des outils trop gros.

A moins de souhaiter un effet particulier (c’est un choix, on a le droit 🙂 ) : en maroquinerie, on travaille plutôt finement.

 

Combien de fois des personnes travaillant déjà le cuir me disent en voyant mes coutures : “houlà, si fin, moi j’y arrive pas !”

 

Il n’y a qu’à regarder la taille des outils de la personne pour se rendre compte qu’en effet, travailler finement risque d’être compliqué. C’est comme utiliser une tronçonneuse pour fabriquer un violon, le rendu risque de ne pas être très fin 🙂

 

Il faut donc prendre des outils adaptés à son choix de couture.

 

Voici ce que j’utilise pour coudre :

Ceci n’est qu’un exemple, à vous de trouver ce qui vous convient

 

Pour mes coutures fines :

 

Pour mes coutures plus grosses :

 

J’utilise ce matériel depuis des années. encore une fois, ce choix m’est propre, libre à vous de faire autrement.

 

A bientôt

Tithouan

 

 

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